congres mimethys
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31 mai, 1 et 2 juin 2018
31 mai, 1 et 2 juin 2018

Programme du congrès

Programme avec les horaires du congrès
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Dr Eric Bardot, psychiatre, pédopsychiatre, Nantes

Conférence : Résilience, tenir debout dans la survie ou sortir du monde traumatique
 

Nous construisons notre histoire de vie dans les interactions entre un monde relationnel, le système relationnel disait G Bateson, que nous habitons et notre intériorité. Il nous est nécessaire que ce monde soit à la fois vivant, familier, partagé et reconnu, enfin qu’il prenne sens, c’est-à-dire qu’il existe à la fois dans son appartenance et à la fois dans sa singularité. Le monde traumatique va se développer sur l’effondrement de ce monde sécure et familier. Les évènements qui œuvrent à la construction de ce monde traumatique vont être majoritairement humains dans l’intention à posséder, maltraiter, humilier, aliéner, abuser, violer, jeter, abandonner, bannir, exiler, torturer, détruire… Et qui nous projette dans un monde de survie où exister, tenir debout deviennent les questions centrales ?
Comment vivre ou revivre lorsque les liens sont altérés ? Notre expérience nous a montré que le chemin pour sortir de ce monde traumatique et lever les obstacles à la mise en mouvement du processus naturel de résilience suivent une voie précise : comment mobiliser le lien à la vie dans notre appartenance au monde des êtres vivants, des terriens, des humains et des êtres pensants ?
Comment construire un espace thérapeutique qui amené à une rencontre humaine, c’est-à-dire une expérience de « l’être ensemble » comme base d’entrée ou de rentrer dans l’appartenance à la communauté des humains ? Comment, sur le socle de cette expérience, va pouvoir prendre consistance la relation de confiance, la capacité à s’engager, la construction d’une histoire de vie sous forme de narration alternative et partageable, le sens de la vie ?

 

 

 

 

Atelier : Comment agir la vie dans le monde traumatique? L'apport de l'HTSMA.
 

Mon histoire et mon expérience des mondes traumatiques m’ont amenés vers la médecine, la psychiatrie et la pédopsychiatrie. Je me suis rapidement intéressé à coté des approches médicamenteuses à m’intéresser aux approches non médicamenteuses la psychothérapie comme la prise en charge en institution. Très tôt je me suis intéressé aux sciences humaines, à l’histoire et au monde du jeu. Cela m’a amené vers les approches existentielles et antipsychiatriques puis l’hypnose, le psychodrame de Moreno, les thérapies systémiques et familiales, l’EMDR …. Toujours dans cette idée d’améliorer au contact des patients le travail psychothérapeutique. L’HTSMA, issu de tout ce parcours de recherche, est basé sur une approche du vivant et de l’humain et qui prends en compte l’humain à la fois dans sa totalité et à la fois dans sa singularité.
Une démonstration, à partir d’une mise en situation, vous permettra d’observer comment nous amenons le patient dans un espace de coopération, comment le thérapeute va s’utiliser pour construire cet espace et entrer dans le monde traumatique à la rencontre du patient, quelles techniques il va pouvoir utiliser au service du processus de résilience pour aider le patient à sortir du monde traumatique pour entrer dans un espace de vie en lien avec son corps, le monde, l’humain et le monde de ses représentations mentales à travers le mouvement et la narration.

 

 

 

Dr Virginie Bardot, psychiatre, pédopsychiatre, Ile de la Réunion

Conférence : L’enfant au cœur des violences intrafamiliales

 

Ces dernières années, de plus en plus de campagnes de sensibilisation sont réalisées sur les conséquences des violences intrafamiliales chez les enfants. Qu’ils soient témoins directs ou indirects, ils ne restent pas moins impactés par celles-ci et le climat dans lequel elles s’opèrent.
L’approche systémique et interactionnelle, ainsi que la théorie de l’attachement apportent un éclairage multidimensionnel sur la fonction des symptômes présentés par l'enfant et l'incidence des violences sur son développement global. En effet, la constitution de l’identité de l’individu nécessite une activation du processus d’exploration pour s’ouvrir au monde. Ce processus sera facilité par l’existence d’un attachement sécure chez l’enfant, souvent absent dans ces dynamiques familiales. La fluctuation de la base de sécurité et l'insécurité du milieu dans lequel l’enfant évolue, peuvent être à l’origine de manifestations symptomatiques. Elles correspondraient alors à des tentatives d’adaptation et de sécurisation face aux violences et au climat insécurisant.
Dans l’abord psychothérapeutique, il est important d’intégrer cette dimension, notamment le retentissement systémique des violences dans la famille et les tentatives de sécurisation mises en place par chacun. Cette lecture permettra
ensuite d’accompagner l'enfant dans la mobilisation de ses propres ressources. L’intégration du système familial dans la prise en charge de ses enfants est un aspect essentiel du travail, tout comme l’impact des problématiques transgénérationnelle. En effet, l’enfant peut se retrouver pris entre ses propres besoins et son rôle implicite dans le système familial. Et cela permettra d’éviter les phénomènes de répétition dans ses relations futures.

 

Atelier : Enjeux thérapeutiques chez l’adolescent victime de violences intrafamiliales

 

L’adolescence est souvent considérée comme une période de fragilité pour l’individu. Au cours de cette phase, les liens investis dans l’enfance vont être requestionnés, comme les valeurs transmises par les parents. Dans le cadre de violences intrafamiliales, ce processus peut s’avérer complexe, du fait de liens préalables insécures.
Cet atelier a pour objectif de proposer des axes de prise en charge adaptés à la problématique présentée par le jeune, pas tant dans les symptômes manifestés, mais au travers de leur rôle dans le maintien chez l’adolesent d’une forme d’équilibre le moins invasif pour lui. L’objectif est ensuite de mobiliser ses ressources et ses compétences vers un fonctionnement plus sécure, ce en revisitant ses liens et dans un travail de détachement de la problématique parentale
.

 

Pr Abdel Boudoukha, professeur de psychologie, psychologue clinicien, Nantes.

Atelier : Prendre en charge le trauma : initiation aux Thérapies comportementales et cognitive (TCC)

 

Avec les catastrophes naturelles, les accidents, les erreurs humaines ou les violences interpersonnelles comme le terrorisme rares sont les personnes qui ne seront pas exposées à des événements potentiellement traumatiques. Si un nombre substantiel des personnes reprendra le cours habituel de son existence, une part non négligeables ne sera pas indemnes de conséquences psychologiques. Parmi celles-ci, le trauma ou plus scientifiquement le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est une souffrance psychique particulièrement intense qui nécessite une prise en charge, sans laquelle les symptômes risquent la chronisation voire des conduites dysfonctionnelles (agressivité, alcoolisation, etc.). L’objectif de cette atelier vise à revenir d’une part sur les caractéristiques des événements traumatiques et la clinique du TSPT. D’autre part, il s’agira, sur la base d’illustrations cliniques ou de jeu de rôle, d’initier à la prise en charge TCC du trauma.

 

Catherine Besnard-Péron, Psychothérapeute, Angers

Atelier : L’avantage du trait de Haute Sensibilité Sensorielle dans la résolution du trauma ou les effets de la Vantage Sensitivity.

 

L’hypersensibilité ou plus précisément la Haute Sensibilité concerne 15 à 20 % de la population générale et suscite près de 50 % des consultations en psychothérapie (cf les travaux d’Elaine Aron) .
Souvent, elle prend d’autres visages que celui de la sensibilité : celle de la demande de confiance en soi, celle de la « fragilité », celle de la canalisation des émotions, d’une mauvaise résistance au stress, et plus communément, la demande de la prise en charge de l’anxiété et la dépression qui s’invitent très souvent dans la vie de la personne Hautement Sensible.
Cette demande, multiforme, requiert de la part du thérapeute un esprit critique pour la reconnaître et lui permettre d’engager un travail de déconstruction par rapport à la norme avec la personne qui consulte, afin d'accueillir cette sensibilité avec laquelle il lui faudra bien vivre tout au long de sa vie.
Mal considérée en France, minorée dans ses effets quotidiens, confondue depuis une dizaine d’années avec le Haut Potentiel Intellectuel, la rendre visible comme un trait et non pas comme un trouble, s’avère particulièrement intéressant lorsque l’on sait qu’aujourd’hui la recherche sur le sujet s’oriente sur le versant de la «  Vantage Sensitivity » autrement appelée « la Sensibilité Avantageuse ».
Ainsi, et contrairement à toute attente, en situation traumatique,  le trait de Haute Sensibilité est un facteur de résilience accrue.

Dans cet atelier, les principales caractéristiques de ce trait vous seront présentées, et à partir de ces pistes pour vos patients, vous aurez aussi l’occasion d’identifier  pour vous-même si vous en êtes porteur, a priori, a partir d’un auto-test.

 

Dr Julien Betbeze, psychiatre, pédopsychiatre, psychothérapeute, Nantes

Conférence : Narration et deconstruction des effets du trauma

 

La vision traditionnelle du trauma et de la psychopathologie, à travers la notion de catharsis et la pensée dualiste, a façonné une culture rendant difficile la compréhension des intentions humaines dans des contextes traumatiques. La déconstruction des effets du trauma, grâce aux conversations narratives initiées par Michael White, permet de contribuer au développement d’un sens du soi robuste plutôt que fragile.
Nous montrerons comment, à travers des exemples cliniques, les sujets peuvent à nouveau honorer leur vie, trouver de nouvelles options pour agir en relation avec leurs valeurs blessées par le trauma, et retrouver un sens riche à leur vie.

 

Atelier : Comment construire des histoires resilientes dans les contextes post-traumatiques


L’atelier sera centré sur l’élaboration de questions visant à déconstruire les conséquences identitaires négatives, et de faire revivre des histoires permettant d’accueillir la douleur psychologique et la détresse émotionnelle comme des unités de sens et d’expérience.

 

 

Pr Pierre Bustany, professeur de médecine, neuropsychologiste et neuropharmacologue Caen

Conférence : L'épigénétique, ou pourquoi nos gènes ne sont pas notre destinée

 

De nombreux problèmes de biologie ont enfin trouvé des explications avec la découverte récente de l'épigénétique. En dehors des gènes reçus par chacun des parents et dont l'une ou l'autre ou les deux copies sont lues dans chacune de nos cellules, il existe des mécanismes puissants annexes en deux strates pour contrôler l'expression des gènes reçus. C'est "l'épi-génétique" = "à côté / en plus de la génétique" et "l'épi-transcriptome" = contrôle du métabolisme des mRNA lus à partir des gènes pour être traduits en protéines. Ces systèmes remarquables sont très sensibles à l'environnement, aux conditions de vie, aux pesticides et médicaments comme aux stress et aux traumatismes. Ces adaptations immédiates au milieu de vie, que des mutations génétiques par sélection naturelle, forcément très lentes ne permettraient pas, sont un acquis évolutif certain dont le revers de la médaille tient en le fait qu'elles sont aussi héréditaires : notre ADN est réellement modifié par des pointeurs d'expression. Le point positif est que ceci permet une adéquation pour le bébé à venir entre l'expression de ses gènes et son milieu d'accueil: conditions de vie nutritives, climat, stress, … . Ces modifications sont heureusement labiles dans le temps en 3 à 5 générations sinon leur accumulation aurait tôt fait de bloquer toute expression génomique.
Elles sont maintenant connues pour beaucoup et modifiées par certains (vieux) médicaments dont on découvre l'action génétique ignorée. Les conséquences médicales, psychiatriques et comportementales sont énormes et ont changés notre manière d'aborder, de prévenir ou de traiter de nombreuses maladies. Nous verrons par de nombreux exemples pratiques et parfois amusants comment la lumière vint sur ces faits scientifiques restés des décennies sans réponses. Les effets transgénérationnels, dont l'enseignement commence juste, sont un problème particulier dont les conséquences financières sont très lourdes: cancer, dépendances diverses, schizophrénie, suicide, … ont la plupart du temps de lourdes racines familiales, démonstrations à la clé !




Conférence : Comprendre et affronter le stress chronique

Les actions biologiques sur l'individu déclenchées  par le stress chroniques sont différentes de celles bien connues d'un stress aigu traumatique.  Ce dernier, tristement mis à l'honneur par la vague d'attentats récente, possède ses propres traitements, ses fenêtres d'action par rapport à la date du traumatisme et ses psychothérapies propres. À l'inverse, le stress chronique débouche sur le burn-out ou la dépression beaucoup plus insidieusement mais inéluctablement. Il fait aussi, inéluctablement vu son mécanisme réactionnel physiologique, le lit de l'athérosclérose, de l'obésité et du diabète, nous comprendrons en image pourquoi. C'est donc un problème de santé réel qui doit être traité à la racine et avec les bons outils pour empêcher une spirale délétère pour l'individu qui n'en sortira jamais complétement indemne. Nous résumerons ensemble les conséquences cérébrales et corporelles du stress chronique afin de voir comment juger de l'atteinte des patients et donc choisir les traitements adéquats en pensant étiologie plutôt que symptômes.
 À l'époque des marchands de bonheur et de la méditation individuelle en grande vogue, il sera sain de passer en revue par le biais de la neuroimagerie et de la neuropsychologie quelles recettes marchent ou non, quels abords ont obtenus ou non un remboursement SS, pourquoi, et pour quelles attentes et résultats chez les patients. La psychologie clinique est au début d'un complet recentrage fondé sur les données les plus récentes des neurosciences et devient un outil des plus puissants en psychiatrie comme en médecine de tous les jours. Comprendre les paliers de détériorations du sujet lors du stress chronique permet une action beaucoup plus efficace. Le besoin sociétal en est énorme à une époque où les tensions managériales tendues doivent évoluer et quitter l'héritage du XIXème siècle. DRH comme médecins du travail nous le confirment tous les jours.

 

 

 

Myriam Cassen, psychologue clinicienne, thérapeute familiale et de couple, Bordeaux

Conférence : « Familles et mémoire : quand le trauma s’en mêle Un nouveau modèle de thérapie familiale »

 

Le trauma, quand il s’exprime sous forme de psychotrauma est aisément repérable dans les interactions familiales. Néanmoins, beaucoup d’expériences traumatiques (traces traumatiques) vont organiser les comportements des personnes sans qu’il y ait pour autant de psychotrauma. Cette intervention vous proposera de réfléchir à l’expression de ces traces traumatiques dans les interactions familiales, à leur repérage et à leur traitement.


Atelier : Repérage et traitement des traumas dans les prises en charge familiales

Présentation par l’intervenante de situations cliniques, analyse des situations apportées par les   participants.
 

 

 

Isabelle Celestin-Lhopiteau, psychologue, psychothérapeute, Paris.

Atelier : Hypnose et Techniques d’Optimisation du Potentiel (TOP) : De la prévention à la sortie du stress post-traumatique.

 

Cette présentation abordera :

- le potentiel de l’hypnose et de l’auto-hypnose pour développer un art de vivre qui permet de rester centré quand un stress se présente.

- l’utilisation des Techniques d’Optimisation du Potentiel (TOP) pour mobiliser ses ressources en prévention et pour sortir d’un stress post-traumatique.

 

 

 

 

 

 

 

Sophie Cohen, psychologue, Paris

Atelier : Surmonter le traumatisme avec l’approche transgénérationnelle

 

Certains traumatismes sont liés aux aspects transgénérationnels. Il n’y a pas eu d’événement traumatique à proprement parlé vécu par le consultant. Cependant, le traumatisme a été « hérité ». Au travers des non-dits, des attitudes, des transmissions, des partages, des vécus… quelque chose de traumatique est « passé ». Ce peut faire l’objet de cauchemars, d’impossibilités de vies, de blocages, d’évitements, d’attitudes d’incompréhension vis-à-vis de soi-même…
Au cours de cet atelier, un cas sera exposé et discuté.
Les outils liés à l’approche transgénérationnelle vous seront montrés. En particulier : l’arbre de vie, puis la séance d’hypnose s’y référant.

Grace à cette approche, les choses sont remises à leur place et les distances créées par le consultant lui permettent de se protéger, de faire ses choix, de se sentir à sa juste place.
Cette approche a été entièrement créée ainsi que les outils s’y référant.

 

 

 

Dr Emmanuel Contamin, psychiatre, Lyon.

Atelier : L'EMDR pour tous : les protocoles de groupe
 

L'EMDR a fait la preuve de son efficacité sur les troubles post-traumatiques dans de nombreux contextes, et ses praticiens ont été très tôt sensibilisés à l'enjeu de le rendre accessible dans des contextes difficiles : catastrophes naturelles ou attentats, situations de guerre, réfugiés. Cet enjeu est également important pour les populations socialement défavorisées, qui ne peuvent payer le prix d'une thérapie. Je présenterai les travaux qui ont prouvé l'efficacité de protocoles de groupe dans différents contextes (catastrophes, guerres civiles, enfants victimes de violences domestiques) ainsi qu'une vidéo d'une telle action au Cambodge ; et proposerai aux participants d'expérimenter sur eux-mêmes une partie de ce protocole.

 

 

 

 

Dr Boris Cyrulnik, Neuro-psychiatre. Directeur d' Enseignement à l' Université de Toulon.

Conférence : Mémoire traumatique et psychothérapie de dieu 

 

La spiritualité n’a pas besoin d’institution. Elle carctérise la condition humaine, puisque notre accès à la parole nous permet d’éprouver dans notre corps la représentation d’une entité impossible à percevoir. La religion, structurée par les cultures socialise les âmes, sécurise les croyants et leur donne accès à la transcendance.

Mais il n’est pas rare qu’une telle représentation, en se clôturant, devienne une croyance de clan, une sorte de morale perverse qui, en ignorant la croyance des autres, mène au mépris des mécréants et à la justification de leur élimination.

 

 

 

 

 

Dr Michel Delage, psychiatre, ancien professeur du service santé des armées, Toulon

Conférence : La famille confrontée au traumatisme : la place pour une résilience

 

Il est des situations où l'on peut évoquer un traumatisme familial, cela signifie une diffusion de la souffrance entre plusieurs membres d'une même famille et une attaque des liens responsables d'une plus ou moins grande dysfonctionnalité.
On examinera les caractéristiques cliniques de cette situation, puis les ressources qui peuvent être développées pour reprendre un cycle de vie malgré les dommages subis.
Deux exemples cliniques illustreront les propos et permettront d'examiner les interventions thérapeutiques qui peuvent êtres envisagées.

 

 

 

 

 

 

 

Dr Jean-Michel Delile,Psychiatre, Ethnologue, Directeur du CEID (Comité d'Etude et d'Information sur la Drogue), Bordeaux.

Conférence : Sortir de mondes traumatiques : les mirages de l’addiction

 

 

L’usage d’alcool ou de drogues est souvent compris comme un « briseur de soucis », une tentative de faire face au stress, à l’adversité sociale voire comme une tentative de survie dans des mondes traumatiques. Ceux-ci sont divers, des plus proches, une famille maltraitante, des institutions ou des quartiers de relégation jusqu’aux plus vastes : sociétés inégales, injustes, discriminantes, violentes (guerres, exils, persécutions…) Ainsi, derrière les individus, ce sont parfois des groupes humains entiers qui en sont victimes (prolétaires de « l’Assommoir » de Zola, Indiens d’Amérique, GI’s américains de la guerre du Vietnam, SDF, actuelle épidémie d’overdoses aux USA…).

Mais si elle peut être relativement apaisante à court-terme, ce n’est qu’un artifice (très rarement paradisiaque au demeurant) et cette apparente échappatoire finit par aggraver encore la situation. Souffrance, ruptures, stigmatisation, exclusion vont encore s’alourdir du fait de l’addiction avec ce que beaucoup de patients et d’entourages, tombant de Charybde en Scylla, appellent leur «descente aux Enfers ». Il s’agit donc de rompre ce cycle de la « surtraumatisation » en les aidant à trouver d’autres voies, des voies moins familières car sortant des sentiers battus de la répétition des traumas. C’est dans cette perspective de réel changement  que le rôle des thérapeutes et d’un accompagnement global est essentiel, dans le cadre d’approches intégratives.

 

 

 

 

 

 

 

Dr Bruno Dubos, psychiatre, Rennes.

Atelier :  Hypnose et âges clandestins : un réservoir de ressources pour les mondes traumatiques

 

Les âges clandestins peuvent être définis comme des états sensoriels, et émotionnels différents de l'âge de notre état civil. Ils sont ainsi des « chaînes d'expériences » associants des sensations, des émotions et des représentations psychiques. Nous les mobilisons souvent de façon spontanée, lorsque nos sensations ou le contexte s'y prête.
Ces âges, pas toujours si clandestins que cela, sont autant de ressources, mobilisables à l'infini. Ils s'installent au cours des différents cycles de la vie et des expériences sensorielles, émotionnelles et relationnelles que nous vivons. Ils sont ,de fait, un potentiel de savoir faire et de savoir être, au monde qui nous entoure. S'ils prennent appui sur des expériences positives (sécurité, stabilité, force, etc), il arrive malheureusement que des expériences traumatiques installent « des âges clandestins traumatiques » qui, d'une certaine façon et dans certaines circonstances prennent le pouvoir et influencent considérablement notre monde intérieur mais aussi notre relation au monde.
Au travers d'une illustration vidéo, l'utilisation de l'hypnose et de la mobilisation des âges clandestins ressources sera développé. Il sera montré un exemple sur la possibilité qu'ont ces âges ressources, de venir en aide aux âges clandestins traumatiques.

 

Teresa Garcia Rivera, psychologue, psychothérapeute, directrice de Circé, Paris

Atelier : Prévention et traitement du trauma professionnel : neutraliser l’effet Lucifer des organisations

 

 

Un des symptômes des plus déroutants dans les différentes formes de souffrance au travail : burn-out, bore-out, absentéisme, addiction, stress,… est la scission entre le vécu corporel et la perception qu'ont les individus de leur contexte de vie au travail. Si votre patient ne peut pas donner sens à son expérience, le cadre et l’objet de la thérapie peuvent rester longtemps flous et elle ne pourra pas se mettre hors-danger.
Examinons le processus bio-psycho-social qui peut devenir un des axes de la prévention et du traitement individuel et collectif des traumas professionnels. Quelle est la structure qui favorise l’émergence de l’expérience individuelle traumatique ? Les lieux de travail pathogènes comportent des interactions particulières entre les instances et les individus, comment les repérer et les neutraliser ? Découvrons, un par un les symptômes particuliers du trauma professionnel en passant par la pratique. Nous allons vous proposer un atelier où la compréhension systémique du contexte et des interactions avec leurs impacts physiques et émotionnels, sera une aide précieuse à la prise de décision professionnelle et personnelle de nos patients et, un des piliers de la thérapie de ce type particulier de trauma.
Ceci sera une opportunité d’explorer PEARLsystem®, ainsi que la pratique du « context engineering » de Circé (« la fabrication des contextes ») qui est née de mon intérêt pour les « expériences de Stanford » de Philip Zimbardo et de mes recherches sur les organisations à l’Université de Montpellier (avec le professeur Denis Benoît, Marc Cherfi et Alexis Nicolas).

 

 

Pr Edith Goldbeter-Merinfeld, docteur en psychologie et psychothérapeute familiale systématique, Bruxelles

Conférence : Vivre l’échec pour devenir psychothérapeute

 

Le vécu d’échec concourt de manière particulière à la naissance du thérapeute. Des origines balbutiantes de son choix professionnel à la pratique affirmée de sa fonction de psychothérapeute, l’expérience de l’échec accompagne son cheminement personnel et professionnel de façon parfois discrète, ou au contraire, enrichissante si elle n’est pas écartée trop vite …

 

 

 

 

 

 

 

Evelyne Josse, psychologue, Bruxelles

Atelier : La méthode des scénarii réparateurs pour traiter les traumatismes par EMDR ou par hypnose

 

Pierre Janet est le premier à avoir montré qu’il est possible de neutraliser les réminiscences traumatiques en modifiant le contenu, favorisant ainsi leur intégration au sein de la personnalité globale. Cette méthode s’avère aujourd’hui encore d’une remarquable efficacité et s’applique notamment en hypnothérapie et en EMDR. Après avoir rappelé les conditions qui ont menées Janet à la découverte de cette technique, Evelyne Josse présentera le cas de patients souffrant de traumatisme complexe traités en EMDR et en hypnose par cette méthode.

 

 

Dr Michel Lamarlère, médécin généraliste, Bordeaux.

Atelier : Le psychotraumatisme au travail 

La souffrance au travail est d'une fréquence préoccupante dans ma pratique de médecin généraliste.

 

La plainte débute souvent par une douleur physique, principalement lombaire, mais aussi de l'épaule ou du cou, résistante à la prise en charge habituelle et se chronicisant. Le questionnement permet de faire le lien avec le malêtre au travail. 

 

Ailleurs la plainte est d'emblée celle d'un vécu difficile dans la relation aux collègues, à la clientèle ou à la hiérarchie.

 

Les facteurs de risque les plus en cause sont dans mon expérience sont les antécédents de maltraitance, le sur-investissement professionnel et une autorité défaillante à protéger le travailleur.

 

La prise en charge tient compte de l'objectif de P : pour certains il s'agit retourner à leur emploi antérieur, mais pour une majorité c'est inenvisageable, et s'ajoute le spectre de la perte d'emploi, angoissante dans le contexte économique.

En HTSMA, mon abord est de déconstruire les relations "toxiques", avec un détour fréquent par le vécu traumatique ancien, pour (re)mettre la personne en capacité de s'affirmer dans ce qui est ou n'est pas acceptable.

 

 

Dr Wilfrid Martineau, psychiatre, Nantes

Atelier : LES CROYANCES ALIENANTES DU MONDE TRAUMATIQUE -
Les déconstruire ?

 

Le monde des personnes, enfermées dans des souffrances psychiques au long cours liées à un environnement violent ou non protecteur, peut être alimenté par des croyances issues de l’environnement, du contexte ou parfois de leur propre ignorance, qui sont le plus souvent négatives ou aliénantes et qui les privent de l’estime d’elles-mêmes ou de l’espoir.

Certaines se sont forgées au gré de la succession des expériences de vie et viennent mettre en doute leur valeur en tant que personne du fait de l’abandon ou de l’absence de protection et ne permettent plus la confiance dans toute relation. Cette insécurité ne facilite pas l’alliance thérapeutique mais un certain nombre d’ouvertures sont utiles pour les extraire de ce monde. Informer le patient, recadrer certains points de vue sans remettre en cause la valeur de leur subjectivité, dissoudre les croyances péjoratives sont des préalables souvent nécessaires et parfois négligés.

L’étape suivante sera de progressivement conforter la personne dans ce qu’elle est - ses choix, ses valeurs, ses compétences- et permettra d’assoir l’alliance thérapeutique nécessaire avant la confrontation à des émotions trop envahissantes, dont elles n’ont pu s’échapper souvent que par des troubles de type dissociatif. Permettre à la personne de sortir de ce monde douloureux mais familier, exige une reconstruction de l’histoire que thérapeute et patient tisseront ensemble au fil des entretiens par des conversations qui favoriseront les liens nécessaires pour retrouver un sens à la poursuite de leur vie.
Au cours de cet atelier seront abordés quelques moyens pratiques et utiles à mettre en œuvre pour faire évoluer ces croyances et ainsi favoriser la (re)construction de l’avenir.

 

 

Pr Julien Nizard, Chef du Service Douleur, Soins Palliatifs et de Support, Ethique clinique Centre Hospitalo-Universitaire de Nantes

Ouverture du congrès :
Traumatismes et troubles somatoformes : quels liens ?


 

 

 

 

Solen Montanari, Présidente de l'association HTSMA, psychologue, Paris

Conférence : Lorsque la violence traumatique de la naissance engendre une relation mère enfant en souffrance



La première rencontre entre une mère et son enfant est primordiale. Le lien mère/enfant est si fragile qu’il ne résiste pas nécessairement à la violence de la naissance. La construction du lien peut être parasitée par les souvenirs traumatiques qui viennent faire effraction dans le quotidien de la relation.

Nous allons voir comment avec l’HTSMA nous pouvons prendre soin de cette relation afin que le couple mère/enfant fasse l’expérience d’une relation d’attachement sécure dans l’ici et maintenant. En prenant appui sur les effets de cette expérience, la relation va s’enrichir. Ensemble, ils peuvent par la suite développer et tisser leurs expériences dans les relations qu’ils ont avec le monde, les autres et eux mêmes…pour enfin être en capacité de se séparer en lien.

 

 

 

Pr Gérard Ostermann, Professeur de thérapeutique et président du CRAA, Bordeaux.

Conférence : Souvenir souvenir. Du souvenir écran au souvenir induit.



Si la base de la mémoire est la capacité à associer plusieurs souvenirs à la suite les uns des autres, ce qui tisse un récit continu du passé, les souvenirs sont comme un gruyère, bourrés de trous.

Quelques définitions :
• Le faux souvenir, c‘est le souvenir d’un évènement qui n’a jamais eu lieu.
• Un souvenir retrouvé, c’est le rappel d’un souvenir perçu comme indisponible pendant une certaine période de temps.
• Un souvenir refoulé, c’est un souvenir qui serait rendu indisponible pour se protéger, mais qui pourrait être retrouvé par des thérapies d’inspiration freudienne. Comme le symptôme, le souvenir-écran est une formation de compromis entre des éléments refoulés et la défense.
• Un faux souvenir induit (un vrai cauchemar), c’est un souvenir qui a été produit par la suggestion thérapeutique ou expérimentale. Les souvenirs d'abus sexuels subis dans l'enfance ne sont évidemment pas tous de faux souvenirs. Le refoulement de ce genre d'épisodes peut être à l'origine d'amnésies dites psychogènes. Au-delà d'une certaine intensité de stress, variable selon les individus, une expérience fortement traumatique peut donc en effet provoquer le blocage des mécanismes de mémorisation.

Suggestion et autosuggestion sont au cœur des faux souvenirs. Et il y a Emprise mentale, quand la thérapie dérape ! Les faux souvenirs induits en thérapie font des ravages. La soumission librement consentie est le terreau de la manipulation mentale.

Peut-on manipuler, même involontairement, les souvenirs ? Comment détecter des faux souvenirs ?

 

 

 

Régine Picamoles, psychologue clinicienne et psychothérapeute, Evreux

Conférence : Co-thérapie, HTSMA, trauma complexe : inventer ensemble

 

Inventer, penser autrement, penser autour de la patiente et avec la patiente : la co-thérapie avec la double approche de la psychologie clinique « classique » et de l'HTSMA permet de tisser des liens au service du patient.

Nous évoquons la situation d'une patiente en psychothérapie suite à un PTSD. Elle présentait des troubles de type phobique qui s'étaient peu à peu améliorés puis étaient réapparus avec un niveau d'envahissement tel que la prise en charge « habituelle » ne paraissait plus une réponse adaptée pour sa thérapeute. D'où l'idée de proposer à sa collègue formée à l'HTSMA d'intervenir en parallèle ; ce qui s'est fait sur un temps court dans un climat sécure partagé tant par les deux thérapeutes que par la patiente.
La complémentarité de ce binôme a été un élément déclencheur de changement qui a conduit à un déblocage de cette situation, permettant à la patiente de sortir de son monde traumatique et de son vécu d'échec.

Au delà de ce cas clinique, nous souhaitons illustrer comment ce type de collaboration, peu habituelle entre psychologues de CMP, est riche d'ouvertures pour améliorer le processus thérapeutique.

 

 

Pr Jean-Pierre Pourtois, professeur émérite de l'UMONS. Chargé de mission à la Faculté de psychologie et des Sciences de l'Education de Mons, Président de l'ASBL "Education et famille", Belgique

Conférence : Les Ressources de la Résilience

 

Comment rebondir suite à un fracas ? Après avoir défini opérationnellement la résilience et l’avoir mise en perspective avec les concepts de résistance, de désistance et de résilience, les composantes et ancrages du fracas psychosocial observés lors d’un traumatisme grave seront examinés. La question alors posée sera : comment une personne va-t-elle évoluer vers la résilience ? Le cadre théorique constitué du modèle des douze besoins psychosociaux fondamentaux pour le développement humain (Pourtois et Desmet) sera utilisé pour analyser le processus de résilience. Prenant appui sur ce modèle, un inventaire d’attitudes et de comportements permettant d’observer les modifications affectives, cognitives, sociales et conatives qui se manifestent au cours de la reprise d’un développement sera présenté. En d’autres termes, il s’agit d’une grille de ressources activées par la personne qui a subi une grave blessure psychique pour rebondir et reprendre un nouveau développement. L’inventaire est pratiqué avant le rebond puis au cours du processus résilient, ce qui permet un examen des changements qui se manifestent. Un exemple concret illustrera l’utilisation de la grille et l’interprétation des résultats.

 

 

 

 

 

Dr Stéphane Roy, Docteur en psychologie, psychothérapeute, Bourges.

Atelier : Du monde des morts au monde des vivants" : sortir du deuil traumatique et retrouver le sens de la vie

 

 

Classiquement, on définit  le deuil par la perte définitive d’une personne à qui on est significativement attachée et qui constitue une figure irremplaçable. Décrit de longue date dans la littérature, le processus de deuil, car il s’agit bien là d’un phénomène dynamique, passe par différentes étapes que sont : le choc, le déni, la colère et le marchandage, la tristesse, la résignation, l’acceptation, et enfin, la reconstruction. Même si la grande majorité des personnes endeuillées, sans être épargnées par le chagrin bien sûr, passent par ce processus normal et naturel et sont dites « résilientes », certaines, en revanche, surmontent avec la plus grande des difficultés, voire pas du tout, la souffrance liée à la perte. On parle alors de deuil bloqué, compliqué, ou encore pathologique.

La thérapie HTSMA, une approche holistique de la thérapie et développée par le Dr Éric BARDOT il y a plus de 20 ans, à partir de l'hypnose, des thérapies brèves et des mouvements alternatifs, s’intéresse particulièrement au processus de deuil bloqué et à son traitement psychothérapique. L'HTSMA est une modélisation pratique prenant en compte la complexité des relations humaines à partir de la clinique. Cette approche permet de mobiliser les processus de vie dans la relation à soi, à l'autre, au monde physique, et au monde des représentations, tant au niveau perceptif, imaginaire que cognitif.

Dans une vision systémique et constructionniste, l’HTSMA va s’intéresser particulièrement à déconstruire les relations figées que le patient entretient avec ce qui fait obstacle au processus naturel de deuil. A titre d’exemples, ces obstacles peuvent être : l’intensité de la souffrance ressentie, l'isolement, la fixation dans le souvenir passé, la colère liée à la perte, les situations de conflits non résolus, les souvenirs traumatiques, ou encore les peurs anticipatoires quant à l’avenir sans l’autre.

En HTSMA, la question centrale que thérapeute et patient vont être amenés à travailler ensemble dans un espace partagé est la suivante : comment continuer à faire vivre sous une autre forme la relation au défunt alors que la personne n’est plus physiquement, de telle sorte que cette nouvelle forme permette au patient de donner un nouveau sens à sa vie ?

Après une présentation succincte de la thérapie HTSMA, l’atelier se fixe comme objectif principal d’exposer la modélisation spécifique du deuil. Nous aborderons différents points nécessaires à la compréhension de la modélisation : l’approche systémique de la mort comme processus du vivant, les obstacles au processus de deuil, l’utilisation de l’imaginaire partagé et l’activation symbolique, et l’utilisation des tiers et la question de la transmission.

Afin d’illustrer ces différents points, une démonstration avec un(e volontaire sera proposée à l’assistance.

 

Conférence : Désenclaver la conscience du piège traumatique.
 

Cet exposé prend d’abord en compte les effets du trauma sur la conscience de la victime. Des effets variés, bien répertoriés dans la clinique contemporaine. Leur point commun est le rétrécissement du champ de conscience du sujet, en créant un point de focalisation sur le trauma et la posture de victime. Le trauma prend trop de place, le sujet en oublie le reste du champ de conscience, oublie ou néglige ses ressources parce qu’il reste focalisé sur « son » trauma. Une forme de fascination, de transe « négative » comme on dit parfois en clinique.

L’accent sera mis ici sur les diverses manières d’échapper à ce piège. D’un côté, des évènements de vie, des expériences correctrices, des rencontres significatives. De l’autre, des interventions thérapeutiques, parmi lesquelles l’hypnose, à laquelle l’attention sera donnée en priorité.

Comment « réveiller » le patient, l’amener à une conscience plus élargie de lui-même ? Comment le surprendre ? Comment remettre en marche son horloge psychologique et physiologique, relancer la marche du temps ? Comment ne pas le résumer à son identité victimaire, ne plus laisser celle-ci devenir sa « carte de visite » ? Comment faire émerger d’autres facettes de sa personnalité et de ses aptitudes dormantes ? Comment « se mettre dans le courant » avec lui, favoriser la survenue de nouvelles expériences correctrices ? Comment aider le patient à se libérer du regard dégoulinant d’empathie d’autrui ? Tout cela, c’est le chic de l’hypnose. Essentiellement, cette défocalisation identitaire : « Non, tu n’es pas qu’une femme violée, un enfant battu, un malchanceux du tsunami, etc. » Ceci n’est possible qu’à la condition que le thérapeute lui-même se dés-hypnotise du trauma du patient.

Nous examinerons les types d’interventions hypnotiques adaptées aux traumas du type un (événement unique), et ceux adaptés aux traumas du type deux (évènements répétés), en donnant des exemples cliniques de ces deux catégories.



 

Atelier : Trauma du 2e type  et hypnothérapie

 

Le type deux fera l’objet l’objet de l’atelier que j’animerai avec le concours de Léonard Anthony, hypnothérapeute free-lance expérimenté, exerçant à Paris, ami commun de François Roustang et de moi.

Nous travaillerons avec les participants sur l’attitude du thérapeute, sur les formes de libération cathartique, sur les rituels de désenclavement (appel au moi futur, dialogues entre le « petit moi » et le « grand moi », etc.).

 

 

 

 

Pr Michel Schittecatte, Psychiatre, Paris.

Conférence : Apport de la Théorie Polyvagale des Emotions de Stephen PORGES

 

La Somatic Experiencing (SE®), créée par le psychologue Peter LEVINE (1997 ; 2011 ; 2014) est une thérapie psychocorporelle du traumatisme fondée notamment, comme d’autres thérapies psychocorporelles, sur les travaux de REICH. Il  établissait une correspondance entre les deux mouvements fondamentaux du processus de vie, l’expansion et la contraction, et l’organisation du Système Nerveux Autonome (SNA). Il associait la branche parasympathique à l’expansion et la branche sympathique à la contraction. Ce modèle thérapeutique, inspiré des travaux de CANNON (1915) sur le fonctionnement du SNA, ne prend toutefois pas compte les deux possibilités d’adaptation à l’environnement qui ne sont pas liées aux réponses de fuite et de combat engageant le système sympathique, à savoir les réponses d’engagement social et de figement. Ces 2 réponses sont quant à elles liées au système parasympathique, système qui était assez mal connu à l’époque de CANNON.

Ce modèle de REICH et CANNON a donc été actualisé au plan physiologique par la Théorie Polyvagale des Emotions de Stephen PORGES (2011) et au plan clinique par la Somatic Experiencing® (Schittecatte, 2014; 2015 ; 2016).  

Nous illustrerons dans notre exposé comment ces concepts permettent de mettre en place, de manière physiologique, les conditions d’une sortie « naturelle » des états anxieux post-traumatiques.


Atelier  : Atelier de présentation de la Somatic Experiencing ®.

La Somatic Experiencing (SE®), créée par le psychologue Peter LEVINE (1997 ; 2011 ; 2014) est une thérapie psychocorporelle du traumatisme.  Nous illustrerons comment les concepts de la SE permettent de mettre en place, de manière physiologique, les conditions d’une sortie « naturelle » des états anxieux post-traumatiques. A l’issue de cet atelier, chacun se sera familiarisé avec les principaux concepts de la SE, saura ce qu’il faut éviter pour ne pas aggraver la situation, aura expérimenté l’articulation des concepts de la SE avec le processus thérapeutique, pourra s’inscrire dans une autre logique d’accueil et de résolution du trauma. La pédagogie interactive alterne exposé théorique, vidéo didactique et mise en situation par petits groupes.

 

 


 

Dr Bruno Suarez, médecin radiologue, chercheur en neuroscience, Thiais

Atelier : Les modifications du connectome

 

Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) est une affection psychiatrique qui peut se développer chez une personne ayant vécu un évènement traumatisant. Nous verrons comment cette affection peut survenir à la suite d’un accouchement  considéré comme normal, d’une fausse-couche ou d’une grossesse extra-utérine. Nous montrerons pourquoi les femmes enceintes sont plus exposées à ce phénomène.  L’étude de la substance blanche en IRM des patients atteints de SSPT révèle des anomalies du connectome.  Ces anomalies concernent le circuit de la mémoire mais également celui de la gestion des émotions et notamment le circuit d’extinction d’une peur. Nous montrerons comment ces anomalies reflètent de façon correcte les symptômes  des patients atteints de SSPT. Ces découvertes permettent d’éclairer les mécanismes de certains traitements efficaces du SSPT et d’envisager, peut-être, de nouvelles idées thérapeutiques.


 

Dr Alain Vallée, psychiatre, psychothérapeute, Nantes

Atelier : TOS et Psycho traumatisme : rythme, distance et échelle serpent
 

Curieusement, l’orientation solution est souvent une approche délaissée au profit d’autres pratiques face à des problèmes psycho traumatiques ou bien, généralement, face à des troubles dissociatifs.
L’atelier montrera que, effectivement, l’utilisation de simples exceptions ne sera pas suffisamment puissante pour passer le mur de la dissociation, ce qui semble expliquer la remarque précédente.
Par ailleurs, mais pas seulement en orientation solution, il est important que le thérapeute ait une bonne connaissance, pas seulement de la psychopathologie clinique, mais aussi de la psycho pathologie fonctionnelle, c’est-à-dire de la manière dont fonctionnent de telles difficultés.
L’utilisation de la relation thérapeutique, du recadrage, certaines manières particulières de poser la question du miracle vont remplir cette mission commune à toutes les approches de bloquer la tendance dissociative pour permettre la relation et la confrontation aux déclencheurs pathogènes.
L’orientation solution est également très puissante dans les séances suivantes. Elle permet de relever des exceptions, de les associer à la représentation de lui-même choisie par le patient avant d’être le matériau de construction de proposition de tâches.
Pour ce faire, une démonstration suivie d’une conversation thématique paraît être un bon moyen de rendre sensible ce sujet.

 

Betrand Vergely, philosophe, Nantes

Conférence : Emerveillement et guérison

 

Quand on a subi un traumatisme on a tendance à entretenir celui-ci.
On l’entretient d’autant plus que tout nous y pousse, le climat dans lequel nous vivons étant particulièrement anxiogène. D’où un paradoxe, la souffrance à cause d’un traumatisme finissant par créer un traumatisme alors qu’au départ c’est le traumatisme qui créait une souffrance.
Pour sortir des souffrances produites par le mental le propre du zen consiste à paralyser le mental par un message paradoxal. L’émerveillement produit le même effet. Quand l’esprit se plonge dans cette stupeur intelligente qui consiste à s’émerveiller, paralysant le mental et ses projections il permet à l’énergie vitale et à ses forces d’auto-guérison de se manifester. L’émerveillement est l’une des plus grandes forces créatrices qui soit. Une des plus grandes forces thérapeutiques qui soit également.

 

Laure Wallez, ostéopathe, kinésithérapeute, Nantes

Atelier : Ostéopathie tissulaire et hypnose cellulaire

 

Lors d'une consultation, j'observe et écoute le patient d'une façon la plus large possible. Afin que le changement soit profond et durable, au delà de la demande, y a t-il nécessité pour lui de l'aider à définir l'intention de séance, de l'élargir, de soulever éventuellement d'autres problèmes, avec de possibles liens. De définir le contexte actuel chimique, relationnel et émotionnel du patient, de sa famille, du travail, de la saison,de ses objectifs; et de la même façon, le contexte de l'apparition de la douleur, si cela peut évoquer quelque chose en lien avec le passé : notion de lésion primaire à rechercher. Je propose par un exercice avec un ballon comme un outil pour développer l'ancrage du thérapeute, de préparer et développer la relation thérapeutique, et de développer son intuition ou interroger son inconscient dans le lien thérapeutique. Au delà du besoin du patient : travail sur la sécurité, confiance ,estime de soi, je me demande quels sont les besoins, avantages et inconvénients du toucher, d'entrer en relation par ce sens, de la position allongée, de la relation non verbale ou mixter la relation thérapeutique "dans les 2 sens" toucher et ouïe par la parole ou aider l'expression du corps. Autant d'ouvertures, de focus qui ouvrent les possibilités thérapeutiques à développer et à adapter dans l'interaction, qui peuvent être développées grâce à notamment l'exercice avec le ballon et travail de l'ancrage. L'ouverture de l'écoute qui ouvrent encore plus et élargissent le champ des consciences et therapeutique.

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Des plénières, des conférences, des ateliers et des tables rondes animeront ces 3 jours autour du thème
Monde(s) traumatique(s) : comment en sortir ? Nouvelles pratiques thérapeutiques.

 

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